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samedi 26 février 2011

Universi’Arts 2011


"Thécia N'Vekounou, Administratrice des Universi'Arts 

"
L’Union culturelle et artistique des étudiants du Bénin (Ucae) a tenu ses promesses

Du 16 au 22 février 2011 dernier, l’Ucae a fait vibrer pendant huit jours et huit nuits la communauté universitaire, ceci aux rythmes des "Rencontres internationales de théâtre étudiant du Bénin" (Universi’Arts). La cinquième édition des Universi’Arts a connu la participation effective de la communauté universitaire. Le campus d’Abomey Calavi a servi de cadre.
 
A l’ère de la mondialisation le Bénin tout comme le continent Africain tout entier n’a que sa culture à exporter. Et les étudiants de l’Union culturelle et artistique des étudiants du Bénin (Ucae)  en sont conscients. Pour preuve alors que les campagnes pour les élections présidentielles prochaines battaient leur plein sur tout le territoire national, les étudiants du Bénin ont trouvé un autre point d’abstraction. La 5ième édition des Universi’Arts a réuni plusieurs artistes étudiants venus des universités du Bénin et de la sous région notamment de la Côte d’Ivoire, le Togo. Pendant huit jours et huit nuits plusieurs plats humoristiques ont été offerts à la communauté estudiantine et aux sympathisants de l’Ucae. Pour ses organisateurs le bilan, est « plus ou moins satisfaisant » à laisser attendre l’Administratrice des Universi’Arts et directrice de l’Ucae, Thécia N’Vekounou. Même si tous les objectifs escomptés n’ont pas pu être atteindre, il faut néanmoins reconnaître l’effectivité de la 5ième édition des Universi’Arts. Les compétitions ont eu lieu effectivement, les prix ont été décernés aux plus méritants. Avec le sens du professionnalisme dont à fait montre les membres du jury présidé par l’incontournable de la comédie béninoise Hector Eric Hounkpe. Et quant aux responsables de l’Ucae, ils n’ont pas manqué de remerciement à l’endroit de ceux-là qui ont cru en eux et qui n’ont pas aménagé aucun effort pour soutenir la cinquième édition des universi’Arts. Et déjà les préparatifs de la sixième édition ont commencé pour donner à cette édition toute sa clarté et son authenticité.

Voici les nominés dans les différentes catégories :

·        Prix de meilleur spectacle : l’Eace/ Bénin avec la pièce théâtrale « troisième Alinéa »
·        Meilleur mise en scène : Didier Nassigande de l’Eace/ Bénin dans « troisième Alinéa »
·        Meilleur comédienne : Rolande Koffi de l’Eacep/ Bénin
·        Meilleur comédien: Folly Koffi de la compagnie Assansa du Togo
·        Meilleur texte inédit : n’est pas décerné

Interview au leader du groupe All Baxx




Cool Dady (Romulus Houéton), Sweet Glory (Hounsou Ignace), Bluv (Bento Léonid) et Zicky (Noudéssogan Victorin) sont quatre garçons qui font aujourd’hui la fierté de la musique béninoise voire africaine sous le label « All Baxx ». Talentueux et très travailleurs, ils sont de toutes les batailles de leur génération afin que l’art musical prospère au Bénin. Après trois albums, ils savent désormais compter sur le public béninois. Récemment, ils ont été distingués comme meilleurs artistes du Bénin avec le « Trophée Bénin Top 10 ». Cependant, leur plus grande ambition demeure aujourd’hui la conquête de l’international.

Parlez-nous de vos débuts.


Sweet Glory (au nom du groupe All Baxx) : Nous avons démarrer dans les années 95. A l’époque, on était plus d’une dizaine, tous des copains d’une même localité. Le groupe était appelé « Les News Boys ». Mais l’aventure a réellement commencé en 1999. Plusieurs étaient partis et nous avons repensé autrement le groupe qui est aujourd’hui « All Baxx ».


Pourquoi les autres ont-ils fait défection ?



La musique, il faut y croire pour arriver. Surtout au Bénin où la musique ne nourrit pas toujours son homme et que dans certaines contrées, les artistes sont traités de tous les noms. Nos amis sont partis parce qu’à un moment donné, ils ne croyaient plus en la chose..


Pourquoi vous n’aviez pas gardé le nom News Boys ?



D’abord, il faut remarquer que les News Boys ne se résument pas au nombre que nous faisons aujourd’hui. Les News Boys étaient une dizaine d’amis conciliés par la musique et les danses. Il n’est donc pas toujours bon de garder le même nom après le départ de nos frères. Aussi faut-il souligné que « All Baxx » permet-il de mieux apprécier nos compétences vocales..


De 1999 où l’aventure a véritablement démarré à aujourd’hui, vous avez combien d’albums à votre actif ?


Nous avons au total trois albums à savoir Vêmahou sorti en 2004, Force divine en 2007 et Heure de gloire en 2009..


Les thèmes que vous abordés


Nous chantons la vie sous toutes ses formes, la femme, l’homme, l’amour, bref tout ce qui est lié à la condition humaine. Nous véhiculons nos messages le plus souvent en Goun, Fon et Mina. Mais nous chantons aussi en Français et Anglais..


Pourquoi plus les langues locales ?


Nous pensons beaucoup plus à nos fans béninois et africains. Nous pensons sincèrement que le meilleur public, c’est celui de proximité. Il faut d’abord que votre alentour puisse apprécier ce que vous faites. Là, vous êtes sûr de l’emporter dans les autres pays. Et puis, en matière de musique, ce n’est pas la langue qui fait la renommée. C’est la qualité du son et des chorégraphies que vous apportez aux mélomanes qui font remarquer. D’ailleurs, le groupe va comme cela à la conquête du monde entier. Notre ambition est de vendre le Bénin à travers notre musique et on y arrivera car nous croyions en ce que nous faisons..


Comment gérez-vous la collaboration ?



On est ensemble depuis 1999. Cela signifie que nous sommes déjà des frères. Aujourd’hui, nous collaborons très bien. On s’entend parfaitement. C’est vrai qu’il y a parfois des points de discorde. Mais pas au point de briser la chaîne. On essaye toujours de se comprendre et de résoudre les contentieux comme au sein d’une famille. D’ailleurs, nous envisageons de prendre bientôt un local en commun. Là, le travail sera plus facile et la collaboration renforcée..


Il y a-t-il des mariés parmi vous ?



Si, trois sont mariés. Il ne reste que moi Sweet Glory. Et je pense que chaque chose à son temps. Les autres ont fait leur choix et je constate qu’il assume très bien. Ils sont d’ailleurs très heureux. Mais moi, je prends mon temps non pas pour courir les jupons mais pour bien choisir..


 
En dehors de la musique


Nous sommes des artistes, c’est notre métier. Et contrairement à ce que les gens pensent, la musique est un métier à plein temps. Nous travaillons tous les jours. Nous répétons chaque fois nos chorégraphies et nous en créons également. On a certes de petits business. Mais la musique est notre premier métier..


Que pensez-vous de la floraison dans le domaine de la musique ?



Franchement, cela nous désole un peu. On a l’impression aujourd’hui que tout le monde veut faire de la musique. Il y en a qui ne prennent même pas le temps de mûrir leurs talents. On vient, et on veut déjà être produit. C’est ce qui fait que nous avons toutes les qualités de son sur le marché. D’un côté, c’est bien car cela permet de connaître ceux qui font bien ou pas. Mais nous pensons sincèrement que la musique est quelque chose de très sérieux et que les gens doivent prendre la peine pour y arriver..


Des projets


Là tout de suite, on est entrain de finaliser un projet de tournée dans quatre pays de la sous-région à savoir le Togo, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Niger. Mais le grand projet demeure la conquête des public d’outre mer..


Un mot à l’endroit des gouvernants



De plus en plus, on remarque une volonté d’assister les artistes. C’est vrai, les multiples organisations que nous avons ont contribué à cela. Mais ce qui est fait jusque-là demeure insignifiant. La musique est une vaste entreprise et la culture en général peut nourrir tous les Béninois. Malheureusement on ne veut pas en tirer profit. C’est dommage. Nous plaidons simplement pour une prise de conscience collective.





Interview au leader du groupe All Baxx


Interview au leader du groupe All Baxx

Cool Dady (Romulus Houéton), Sweet Glory (Hounsou Ignace), Bluv (Bento Léonid) et Zicky (Noudéssogan Victorin) sont quatre garçons qui font aujourd’hui la fierté de la musique béninoise voire africaine sous le label « All Baxx ». Talentueux et très travailleurs, ils sont de toutes les batailles de leur génération afin que l’art musical prospère au Bénin. Après trois albums, ils savent désormais compter sur le public béninois. Récemment, ils ont été distingués comme meilleurs artistes du Bénin avec le « Trophée Bénin Top 10 ». Cependant, leur plus grande ambition demeure aujourd’hui la conquête de l’international.

Parlez-nous de vos débuts.


Sweet Glory (au nom du groupe All Baxx) : Nous avons démarrer dans les années 95. A l’époque, on était plus d’une dizaine, tous des copains d’une même localité. Le groupe était appelé « Les News Boys ». Mais l’aventure a réellement commencé en 1999. Plusieurs étaient partis et nous avons repensé autrement le groupe qui est aujourd’hui « All Baxx ».


Pourquoi les autres ont-ils fait défection ?



La musique, il faut y croire pour arriver. Surtout au Bénin où la musique ne nourrit pas toujours son homme et que dans certaines contrées, les artistes sont traités de tous les noms. Nos amis sont partis parce qu’à un moment donné, ils ne croyaient plus en la chose..


Pourquoi vous n’aviez pas gardé le nom News Boys ?



D’abord, il faut remarquer que les News Boys ne se résument pas au nombre que nous faisons aujourd’hui. Les News Boys étaient une dizaine d’amis conciliés par la musique et les danses. Il n’est donc pas toujours bon de garder le même nom après le départ de nos frères. Aussi faut-il souligné que « All Baxx » permet-il de mieux apprécier nos compétences vocales..


De 1999 où l’aventure a véritablement démarré à aujourd’hui, vous avez combien d’albums à votre actif ?


Nous avons au total trois albums à savoir Vêmahou sorti en 2004, Force divine en 2007 et Heure de gloire en 2009..


Les thèmes que vous abordés


Nous chantons la vie sous toutes ses formes, la femme, l’homme, l’amour, bref tout ce qui est lié à la condition humaine. Nous véhiculons nos messages le plus souvent en Goun, Fon et Mina. Mais nous chantons aussi en Français et Anglais..


Pourquoi plus les langues locales ?


Nous pensons beaucoup plus à nos fans béninois et africains. Nous pensons sincèrement que le meilleur public, c’est celui de proximité. Il faut d’abord que votre alentour puisse apprécier ce que vous faites. Là, vous êtes sûr de l’emporter dans les autres pays. Et puis, en matière de musique, ce n’est pas la langue qui fait la renommée. C’est la qualité du son et des chorégraphies que vous apportez aux mélomanes qui font remarquer. D’ailleurs, le groupe va comme cela à la conquête du monde entier. Notre ambition est de vendre le Bénin à travers notre musique et on y arrivera car nous croyions en ce que nous faisons..


Comment gérez-vous la collaboration ?



On est ensemble depuis 1999. Cela signifie que nous sommes déjà des frères. Aujourd’hui, nous collaborons très bien. On s’entend parfaitement. C’est vrai qu’il y a parfois des points de discorde. Mais pas au point de briser la chaîne. On essaye toujours de se comprendre et de résoudre les contentieux comme au sein d’une famille. D’ailleurs, nous envisageons de prendre bientôt un local en commun. Là, le travail sera plus facile et la collaboration renforcée..


Il y a-t-il des mariés parmi vous ?



Si, trois sont mariés. Il ne reste que moi Sweet Glory. Et je pense que chaque chose à son temps. Les autres ont fait leur choix et je constate qu’il assume très bien. Ils sont d’ailleurs très heureux. Mais moi, je prends mon temps non pas pour courir les jupons mais pour bien choisir..


 
En dehors de la musique


Nous sommes des artistes, c’est notre métier. Et contrairement à ce que les gens pensent, la musique est un métier à plein temps. Nous travaillons tous les jours. Nous répétons chaque fois nos chorégraphies et nous en créons également. On a certes de petits business. Mais la musique est notre premier métier..


Que pensez-vous de la floraison dans le domaine de la musique ?



Franchement, cela nous désole un peu. On a l’impression aujourd’hui que tout le monde veut faire de la musique. Il y en a qui ne prennent même pas le temps de mûrir leurs talents. On vient, et on veut déjà être produit. C’est ce qui fait que nous avons toutes les qualités de son sur le marché. D’un côté, c’est bien car cela permet de connaître ceux qui font bien ou pas. Mais nous pensons sincèrement que la musique est quelque chose de très sérieux et que les gens doivent prendre la peine pour y arriver..


Des projets


Là tout de suite, on est entrain de finaliser un projet de tournée dans quatre pays de la sous-région à savoir le Togo, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Niger. Mais le grand projet demeure la conquête des public d’outre mer..


Un mot à l’endroit des gouvernants



De plus en plus, on remarque une volonté d’assister les artistes. C’est vrai, les multiples organisations que nous avons ont contribué à cela. Mais ce qui est fait jusque-là demeure insignifiant. La musique est une vaste entreprise et la culture en général peut nourrir tous les Béninois. Malheureusement, on ne veut pas en tirer profit. C’est dommage. Nous plaidons simplement pour une prise de conscience collective.